Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 22:13

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Bon ok, ça ne rends pas super parce qu'on voit au loin les éoliennes, que la mer était agitée ce jour là et que ça manque de luminosité vu que la photo a été prise en fin de journée ! Mais bon, cette plage de St François vaut bien qu'on s'y arrête au moins en allant à la pointe des chateaux...

Par miss Benett - Publié dans : images des antilles
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 22:09

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En allant à la petite terre nous avons croisé un autre voilier...Ah cette journée à la petite terre me rappelle de bons souvenirs puisque c'était pendant notre lune de miel.

Par miss Benett - Publié dans : images des antilles
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Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 18:12

Quoique je n'ai plus beaucoup de temps pour lire/blogguer/me coiffer...pour cause de pouponnage (eh oui, je suis maman d'un petit valentin depuis décembre) j'ai quand même acheté quelques bouquins. Je les lis par intermittence (pendant la tétée, les courtes siestes de bébé et le soir quand la maisonnée est endormie).


Cranford d'Elisabeth GaskellDSCN0983, j'aime bien les auteures anglaises du 19ème siècle (d'où mon admiration sans borne de Mr Darcy). Le récit est relatif à la vie chez les petits rentiers du village de Cranford, caste composée essentiellement de femmes dans ce village.

Comment réussir à rendre intéressant des choses anodines et des comportements mesquins qui sentent le renfermé et l'absence de voyage hors du village ou d'Angleterre ? pour le savoir il ne reste plus qu'à plonger dans ce bouquin. Je dis bien plonger parce qu'il faut s'immerger dedans sinon on n'accroche pas.

Je ne l'ai pas encore fini mais je regrette qu'il n'y ait pas comme chez jane austen, le développement de l'intrigue autour de la destinée de l'héroïne...



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Lorsque l'enfant parait de Françoise Dolto, vol 1

Parce qu'un enfant a apparu dans mon foyer et que je voulais avoir une idée du discours général de mme Dolto, histoire de savoir si j'ai envie de me plonger dans ses autres ouvrages où elle développe ses théories.
Quoique à priori, je serais plus Marcel Rufo, à voir...









DSCN0976Mauvaises mères, la vérité sur le premier enfant

Vu que je viens d'avoir mon 1er enfant, il me semblait urgent de savoir la vérité dessus !! je me suis retrouvée dans certaines descriptions et situations...du coup ça m'a bien fait rire, j'ai eu l'impression de lire un mélange de Cosmo (sophie Hénaff) et Elle (fonelle+DrAGA), j'ai noté quelque truc pour la suite et je me suis trouvée pas si mauvaise mère que je ne le pensais !!







DSCN0979Jeune maman et paresseuse, Frederique Corre-Montagu
Vu que je me sentais overbookée alors que j'avais pas encore repris le boulot, je me suis dit qu'il devait bien avoir des astuces pour faire mieux mais en moins de temps ! je ne l'ai pas encore fini mais j'ai noté des pistes à creuser....











365 activités à faire avec mon bébé, super!! surtout pour la maman débutante que je suis
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Par miss Benett - Publié dans : lectures du moment
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 14:12
Je suis en train de lire les rêves de mon père, cet ouvrage à caractère autobiographique, écrit par celui qui est devenu depuis le 1er président noir des Etats Unis d'Amérique. Plusieurs choses ont retenu mon attention, j'en ferai état au fur et à mesure.

La première chose que j'en retire c'est que je suis admirative de la mère de Barack Obama. Peut être parce qu'lle même était blanche et donc étrangère aux vieux complexes des noirs, je trouve qu'elle a su lui  transmettre une fierté d'être ce qu'il était, en lui donnant accès à certains fondamentaux de la culture afro-américaine : page 86 : Elle rentrait à la maison avec des livres sur le mouvement des droits civiques, des disques de Mahalia Jackson, les discours de Martin Luther King
Pour son époque, c'était une femme extraordinairement ouverte sur la différence d'autrui.
A aucun moment elle n'a dénigré le père absent, au contraire, elle cherche à préserver le mythe auprès de l'enfant, de façon à ce que cela lui serve de mythe fondateur sur lequel construire sa personnalité et sa propre destinée (page 86).

J'ai apprécié aussi qu'elle lui distille par ci, par là des valeurs et principes moraux (l'honnêteté, le travail...), c'est à mon sens faire preuve d'une grande sagesse et avoir le souci de donner une base solide à sa progéniture.

Elle n'a pas semblé dénigrer les cultures différentes qu'elle a côtoyé (du genre les considérer comme inférieure à la sienne) et ça, ça me réconcilie un peu avec la nature humaine, parce que que moi, j'ai été souvent confronté à des personnes convaincue de la supériorité de la culture et du mode de vie occidental sur ceux des autres peuples.

Est ce que ce serait faire un raccourci si j'affirmais que l'exemple de la mère d'Obama montre que l'amour  éprouvé par une femme peut susciter de grande et belles choses ? ou alors est ce l'amour tout court (d'un homme ou d'une femme) qui est le moteur de l'acceptation de l'autre
  ?
Par miss Benett - Publié dans : lectures du moment
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 10:23
Mémoires d'une jeune fille rangée (Simone de Beauvoir) a été mon livre culte pendant une bonne partie de mon adolescence. Je l'ai ensuite relu quand je suis devenue adulte. je me souviens que ce qui m'avait fait aimé ce livre c'est l'itinéraire de cette jeune fille qui s'en sort par son intelligence, son assiduité scolaire et son obtention de diplômes. universitaires L'idée d'être indépendante financièrement m'a plue dès cette époque et j'y suis encore attachée. Je vois avec regret des femmes (avec ou sans métier) faire le choix de rester à la maison pour élever leurs enfants.  Comment peux t'on faire reposer son avenir sur une autre personne que soi ?

La croyante que je suis ne voit aucun inconvénient à confier son avenir à Dieu, mais en travaillant de mes mains ! Par ces temps difficiles où les couples ne durent pas toute la vie, où le minimum vieillesse est  bas, je trouve dangereux de consacrer 10 ans à l'éducation de ses enfants. Dans ces conditions, je comprends l'amertume de ces mêmes femmes lors de la séparation d'avec leur conjoint et leurs exigences sur les pensions alimentaires. Le même sentiment d'injustice réapparait chez elle au moment de la retraite car il leur manque des années de cotisations ce qui ne leur permets pas de toucher des pensions complètes, voire ce qui contraint certaines à devoir se contenter du minimum vieillesse.

Voir ces femmes choisir de rester au foyer me laisse à penser que les combats d'hier sont tombés en déssuétude. Nombre de femmes n'ont plus le sentiment qu'il est urgent de se battre pour l'égalité entre homme et femme. Elles pensent que les femmes ont obtenu beaucoup et certaines  voient les féministes comme des "chiennes enragées" .

Je pense qu'il reste encore fort à faire pour obtenir l'égalité, ne serait ce qu'au niveau professionnel. On fait des plans de relance pour les banques, mais a t'on jamais affiché le developpement de l'accession à un mode de garde correspondant au pouvoir d'achat (et non ses revenus) comme une priorité gouvernementale.
Je dis correspondant au pouvoir d'achat, parce qu'on peut avoir des revenus d'un certain niveau mais ne pas avoir les moyens de payer une nounou 700 ou 800 euros; si je prends mon cas, ce serait mission impossible car quand j'ai enlevé les charges incompressibles : loyer (secteur privé),  mensualités d'impots (IR, TH, ) et crédit auto , mon mari et moi ne pourrions nous offrir les services d'une nounou employée dans la légalité.

Or, sans mode de garde comment voulez vous aller travailler ? Il faut en conclure que certaines salairiées n'ont pas d'autres choix que de rester chez elles, surtout si elles ont le plus petit salaire du foyer !
Selon moi, les femmes et les hommes devraient mener le combat du développement des modes de garde surtout dans les zones où il y a pénurie flagrante. C'est à mon sens un combat féministe qui devrait permettre aux femmes de ne pas être contrainte d'arrêter leur activité professionnelle.


Mais la question du mode de garde n'est pas la seule explication de cette propension croissante de femme qui aspirent à rester chez elles pour garder leurs enfants. Je parlerai dans l'épisode 2, de ces femmes qui vivent l'éducation de leurs enfants comme un facteur d'accomplissement personnel.
Par miss Benett
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 09:37
Je ne sais pas s'il faut se réjouir de la fin de la grève, surtout si tout recommence comme avant ?
Je ne sais pas si cette augmentation à laquelle contribue des fonds publics est une sérieuse victoire. Je ne suis pas une partisane forcenée du libéralisme, mais quand même je pense que ce n'est pas à l'Etat de mettre la main à la poche pour augmenter les salaires.

 Que les petites PME n'aient pas les moyens de faire autrement, je le crie volontiers. En revanche  je m'interroge sur la situation financière des grosses et moyennes entreprises;  elles doivent bien produire de la richesse pour que leurs dirigeants puissent s'offrir villas, piscines, voilliers et voyages. Ce n'est pas mal en soit de s'offir de belles choses. Mais ne pourrait on envisager de mieux partager les richesses avec des salariés qui peinent sérieusement à joindre les deux bouts ?
J'ai beaucoup entendu des salariés du privé se plaindre la difficulté pour eux de se faire payer par des patrons dans des entreprises viables économiquement mais qui étaient pillées par leurs dirigeants. J'ai entendu des patrons se plaindre d'être volés par leurs ouvriers. Serait ce le serpent qui se mord la queue ?

Je crois aussi qu'il faut vraimment repenser l'organisation de la culture vivrière en Guadeloupe afin que nous ayons des marchés locaux beaucoup plus fournis qu'ils ne le sont, avec des prix plus accessibles que dans les supermarchés; il est possible de vendre moins cher la production locale pour que la population puisse se nourrir pour des prix raisonnables.
C'est clair que si un kilo d'igname coûte 3 ou 4 euros, il sera plus facile pour une mère de famille d'acheter un kilo de riz même à 1.95€ dans le supermarché du coin (parce qu'avec un kilo de riz tu nourris une famille, mais il faut au moins deux kilos d'ignames pour remplir la marmite !).
Les producteurs guadeloupéens doivent de bouger, avec le soutien des pouvoirs publics, pour produire dans des quantités telles que la population pourra trouver les produits de base à un prix raisonnable. Je ne sais même pas s'il y une coopérative gérée par les producteurs et dont l'objectif est d'écouler la production; je sais qu'il y a une coopérative des marins pêcheurs, mais elle ne sert pas à écouler la production des marins qui doivent de débrouiller pour la vendre sur la marché ou auprès de revendeurs.

Les produits importés ont de tout temps été chers, mais moi, j'ai connu le temps où ma mère faisait un mix supermarché pour les denrées non produites sur place (riz, pates, lentilles) et marchés pour les denrées du cru.
C'est devenu tendance en Métropole de consommer les produits de saison, produits par le paysan du coin. Ainsi tout le monde tire son épingle du jeu : les producteurs qui gagnent mieux leur vie car ils économisent la marge du distributeur, les consommateurs parce qu'ils achètent de bons produits à des prix raisonnables puisqu'il y a un intermédiaire en moins dans la chaîne et la planète parce qu'on économise sur le carburant lié au déplacement !
Cela ne couvrira pas tous les besoins, et rien n'empêchera les plus nantis d'aller tout acheter à l'hyper mais ça soulagera peut être les bas salaires.

Ce conflit m'a rappelé que je me dois de retourner vivre en Guadeloupe pour participer à l'essor de ma région. Jai étudié en Métropole, j'y acquiers de l'expérience professionnelle, je découvre les pays d'Europe. Mais il faudra que sonne pour moi l'heure du retour aux sources, l'heure de rentrer mettre les mains dans le cambouis : il me faut donc un toît !
Par miss Benett - Publié dans : En lien avec l'actualité qui me touche
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 10:43
Eh bien moi, je dis que quand la haine, l'égoïsme, la stupidité et l'ignorance n'ont plus de peur de se montrer au grand jour, ça donne un résultat de sondage pareil...Je suis sonnée.

Cela dit en passant, j'ai eu l'occasion de m'en rendre compte depuis le temps que je suis en Métropole, que dans la France profonde, peu de personne savaient placer géographiquement les départements d'outre mer. Mais c'était juste une parenthèse dans mon propos.

L'exemple belge n'a pas calmé les haineux (les wallons sont des boulets, ils pompent notre fric alors séparons nous d'eux). Cette attitude a aboutit à l'instabilité politique du pays, ce qui fragilise certainement son avenir économique et social et aboutira au déclein de la nation belge.
Alors à quand l'indépendance du pays basque ? de la Corse ? du Nord puisque ce sont aussi des pompes à fric qui ne sont même pas reconnaissants ...Tant qu'on y est, larguons tous les boulets et restons entre riches ! Moi je serais alsacienne, je demanderais l'indépendance de l'Alsace parce que la région est riche et n'a pas à être solidaire des boulets mosellans ou creusois

Il faut rappeler que ce ne sont pas que les  métropolitains "pur porc" qui paient des impôts et des cotisations sociales, il y a toute la population active d'origine ultra marine ainsi que celle d'origine immigrée. Alors il faut en finir avec les raccourcis opérés par les lecteurs du figaro dans leurs commentaires du genre : "la pompe à fric ce sont les contribuables métropolitains (blancs of course) qui arrose généreusement ces basanés qui ne sont même pas reconnaissants donc y'en à marre des ingrats, lâchons les pour qu'ils s'entretuent entre eux..." voilà un peu le niveau de réflexion. Dire que ces gens ont le droit de vote : j'hallucine !!

En fait, je finis par me dire que nombre de métropolitains n'ont jamais considéré les antillais et les corses (voire les alsaciens pour les plus "cas soss") comme des français à part entière.
Donc forcémment, si on pensait faire la charité aux nègres pour qu'ils dansent et boivent du rhum pour le plus grand dépaysement des touristes, c'est normal qu'il y ait indignation quand ces cons de nègres ne jouent pas le jeu et se mettent à revendiquer la justice sociale au nom des fameuses égalité- fraternité revendiquées dans la devise nationale ! Ils sont français mais des français "à part ". En métropole on a le droit d'avoir des revendications et de se battre pour ses droits, mais quand ce sont les nègres, c'est l'indignation nationale, c'est un comble? !

J'ai même lu que la métropole ne doit rien aux antilles, que la métropole s'est forgée toute seule à la force de son poignet. Où en serait la France et nombre de pays d'Europe s'il n'y avait pas eu le plan Marshall pour relancer leurs économies après la seconde guerre mondiale ?
Allez demander  à ces quelques grands bourgeois de Bordeaux et de Nantes qui ont fait fortune dans le commerce négrier et sucrier s'ils savent quelque chose à ce sujet. Allez également demander à tous ces soldats coloniaux "morts pour la France" s'il savent quelque chose à ce sujet. Allez demander aux guyanais où est installée la base spatiale de Kourou. Allez demander à tous ces travailleurs ultra marin importés par le BUMIDOM pour occuper en France les emplois que ne voulaient pas occuper à l'époque les métropolitains.
Les travailleurs ultra marins sont près de 2 millions à travailler en France, ils paient des impôts et des cotisations sociales, ils paient la TVA. Les populations des antilles paient la TVA et l'octroi de mer sur les produits achetés, ils paient l'impôt sur le revenu (même si le taux est inférieur à celui de la Métropole), ils paient la taxe d'habitation et la taxe foncière. Alors où est la charité ???

Un peuple qui ignore  son histoire est condamné à sombrer dans la stupidité, à retomber inlassablement dans les mêmes travers, à régresser. 51 %  d'ignorant, ça fait flipper.



PS. Aux noirs qui luttaient pour les droits civiques, je m'étonne que la réponse des WASP n'ait pas été "s'ils ne sont pas contents donnons leur l'indépendance ou renvoyons les en Afrique". Ce type de réaction doit être une spécificité française ?
Par miss Benett - Publié dans : En lien avec l'actualité qui me touche
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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 08:13
Episode 2 : mon exégèse du slogan LKP "la Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo".

Tout d'abord, il faut que je dise combien j'ai été ulcérée de lire ça et là sur le net des commentaires relatifs à ce sloggan, y voyant des vélléités d'indépendantisme et des relents de racisme.
Je me suis dit, que vraimment, il ne nous reste plus rien, s'il n'est même pas permis aux antillais guadeloupéens de dire que la Guadeloupe  "sé tan nou" !!

Quand je suis en Métropole, on me fait sentir (gentiment pour certains, mais tout de même) que je ne suis pas sous mon cocotier natal. Ok. J'ai bien intégrée que j'aurais beau vivre toute ma life en Alsace, y faire des enfants et y mourir : ça ne ferait pas de moi une alsacienne. Ca ne me dérange pas tant que ça car je sais d'où je viens et j'appartiendrai toujours à la terre de Guadeloupe. Je n'ai pas besoin qu'un alsacien me dise que l'Alsace ce n'est pas chez moi (dans le sens de l'appartenance à la terre et à sa population traditionnelle), je le sais bien puisque j'ai conscience que chez moi c'est en Guadeloupe !!
Je ressens dans ma chair le besoin d'y retourner, pas seulement pour retrouver les miens, mais pour être chez moi, sur la terre qui m'a vu naître, où sont enterrés mes ancêtres et où je serai moi même enterrée le jour venu (si Dieu veut), dans le paysage dont je fais partie intégrante.
A l'intérieur de la République, du fait de l'histoire, il y a des peuples régionaux qui le revendiquent : le peuple corse, le peuple alsacien, le peuple breton... Ils sont fiers de leur appartenance, et ça ne me dérange pas tant qu'ils ont envie de faire partie avec moi et tous les autres, de la nation française. Ca n'empêche pas qu'un étranger au peuple alsacien puisse faire sa vie en Alsace; de même, maints métropolitains font leur vie en Guadeloupe.

"Sépa ta yo", si yo désigne les profitteurs de tout bord, ouais je suis d'accord ! parce que ces profitteurs s'en foutent royalement du devenir des guadeloupéens, leur seule préoccupation c'est de s'en mettre plein les poches, quitte à saboter le paysage en le saturant de centres commerciaux, en bourrant les cultures de chlordécones pour cultiver une banane qu'on sait non compétitive du fait du coût de la main d'oeuvre et de la fréquence des phénomènes cycloniques dans la région (mais pourquoi se priver de la pompe à subvention ??).
En effet, pourquoi chercher des solutions économiques plus perennes et profitables pour l'ensemble de la population quand on peut s'en mettre un max dans la poche sans trop faire d'effort. De toute façon, nos amis profitteurs s'en foutent de polluer les sols vu qu'ils auront toujours les moyens de se nourrir de produits venant d'ailleurs et donc non contaminés par les substances qu'ils ont eux mêmes répandus sur la terre.
Les profitteurs s'en foutent de l'histoire des nègres, de leur culture, de leurs valeurs et de leur traditions. En revanche, ils savent très bien exploiter les failles et les fêlures des guadeloupéens dûes à leur histoire, ils sont en cela aidés par les élus que se sont donnés les guadeloupéens. S'il y a pwofitasyon, c'est surement avec la complicité (aveugle ? ignorante ? délibérée ?) des élus locaux et nationaux. En effet, les profitteurs sont des puissants qui ont accès à l'oreille de ceux qui gouvernent et font les lois, les profitteurs ont les moyens de faire appels aux services des cabinets de lobbying en Métropole et jusqu'à Bruxelles. Alors quel huluberlu osera dénoncer les situations monopilistiques, les abus de position dominante, les ententes illicites, l'abus de subsides publics, le non-sens de la culture de la banane ??

Personnellement, je m'en fiche de la couleur des profitteurs, qu'ils soient blancs ne doit pas empêcher de les dénoncer et ceux qui, au nom de la lutte contre le racisme anti-blanc  veulent faire taire les manifestants, se rendent complice des agissements depuis longtemps perpétrés en toute impunité !

ALors je comprends qu'il y en ait qui ne veulent voir de la Guadeloupe que l'aspect "doudouïste" (zouk ,carnaval, ti puch, planteur, soleil, cocotier et plage). Ils sont habitués à ce que les nègres se la ferment et se contentent de peu (déjà qu'ils crèvent pas de faim comme à Haïti : de quoi se plaignent ils ?). Ca permet de toujours les regarder de haut, un peu comme des enfants attardés et de faire des commentaires tels que "ce ne sont pas des violents au travail " "avec tout le rhum qu'ils boivent là bas dès le matin", "beaucoup les gens déambulent toute la journée sans rien faire"... ce sont des commentaires avisés que j'ai eu le plaisir de lire sur Libé.

La Guadeloupe n'appartient pas pas aux profitteurs de tout bord  !! c'est maintenant qu'il faut lutter contre eux  car si on les laisse faire, quand ils auront tout pollué, tout défiguré avec leurs constructions en défiscalisation sur d'anciennes terres agricoles, quand ils auront sucé l'os jusqu'à la moelle, si ça se trouve il n'y aura plus de Guadeloupéens de souche en Guadeloupe ou alors on les aura parqués dans une réserve à Désirade et les deux îles principales serviront pour les résidences secondaires des nantis venus d'ailleurs, l'hébergement de touriste en quête de soleil et de plage et la culture sans fin de la banane abreuvée de subvention européenne. A ce moment là les sols seront tellement pollués que les bananes produites seront impropres à la consommation mais les pouvoirs publics continueront d'arroser ces grands planteurs sous prétexte d'"aider l'outre mer".
Même les métropolitains expat seront incommodés par cette nouvelle Guadeloupe parce que ce qu'ils étaient venus chercher aura disparu, les loyers et la nourrtiure seront tellement chers qu'il ne sera pas question de dolce vita mais de survie...peut être regretteront ils alors, pour certains, de n'avoir pas soutenus les lrevendications du LKP quand il était encore possible de changer les choses !

A bon entendeur, salut.

Par miss Benett - Publié dans : En lien avec l'actualité qui me touche
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 10:17
Je me pose cette question après avoir parcouru les commentaires sur les articles liés au mouvement social en Guadeloupe, j'ai beaucoup lu sur le racisme anti-blanc. Je suis guadeloupéenne, j'ai grandi là bas et suis partie à l'aventure en Métropole d'abord pour mes études et depuis je m'y attarde pour le boulot.
J'ai eu l'occasion de vivre dans plusieurs régions métropolitaines, je suis allée en vacances dans d'autres. Et j'ai envie de confronter certaines  revendications du LKP aux expériences que j'ai pu avoir dans les régions de cette douce France.
 
EPISODE 1 : le racisme supposé envers les expatriés métropolitains

Quand il y a une concentration d'antillais dans un groupe mixte (composé de français aux origines européennes), les antillais ont la facheuse manie de former un sous-groupe dont l'existence transparait dans le groupe. Les autres qui n'étaient pas antillais se sont sentis exclus (ce qui est un comble car ils se sentent "chez eux" tandis que les antillais n'étaient pas échez eux" ) et envahis pas les antillais.

Cette situation m'a longtemps rendue perplexe (j'étais dans le camps des envahisseurs), je me demandais comment on pouvait nous accuser d'envahir alors que nous étions loin des nôtres, que les autochtones n'avaient pas cherché à nous accueillir et que nous n'avions trouvé un peu de chaleur et de vie sociale qu'auprès de nos semblables ?

Je suis sortie de ce cercle vicieux en fraternisant avec les autochtones. J'ai saisi les quelques perches de sympathie qui m'étaient tendues et j'ai laissé de côté ceux qui  n'avaient pas eu envie de ce rapprochement. J'ai passé de bons moment, j'ai bien rigolé, j'ai découvert les plats traditionnels de la région, j'ai entendu des expériences de vie que je n'aurais pas connu si j'étais resté dans mon coin avec les antillais ou sur mon île natale. J'ai découvert d'autre culture que la mienne, j'ai retrouvé des similitudes avec elle (après tout, nous sommes tous de l'espèce humaine, il est normal qu'il y ait des similitudes). On dit des alsaciens qu'ils sont très froids. Ce que j'ai vécu en Alsace, c'est que ce sont des gens qui vous observent d'abord et si vous être "bien" (sans histoire et sympa), ils vous ouvrent leur porte et leur amitié.

Si je m'inspire de ce vécu, et que je le compare avec l'attitude de la majorité des métropolitains qui s'installent en Guadeloupe, je ne peux que comprendre que les antillais du cru se sentent envahis et dépossédés de ce qu'il y a de mieux chez eux.
De ce que j'ai vu en Guadeloupe, une grande majorité de métropolitains "expat" ne se mélangent pas (et ne cherchent pas) à se mélanger avec la population du cru, ils se fréquentent et ne sortent qu'entre eux et certains se permettent de porter des jugements de valeur sur les guadeloupéens en les traitant de fainéant  et de flegmard (je l'ai entendu de mes oreilles sur la plage du bourg de Ste Anne). Nombre d'entre eux occupent des postes bien rémunérés et ont donc un niveau de vie confortable apparaissant ainsi comme des "privilégiés" aux yeux de l'autochtone.
La tentation d'accuser les métropolitains de se  conduire en être supérieur est donc très forte pour ce même autochtone. Je ne dirai pas s'il (l'autochtone) a raison ou non de céder à la tentation sans avoir cherché à connaître rellement ces personnes qui sont loin de leur famille et de leurs racines. Mais je dirai que je comprend qu'il cède à la tentation.
De mon expérience en Métropole, je tire la conclusion que c'est à celui qui arrive sur "le territoire de l'autre" (je n'oublie pas que la Guadeloupe c'est la France et que les métropolitains qui y vienne sont encore dans "leur pays") de chercher à aller vers l'autochtone, à découvrir et accepter sa culture et son identité sans porter de jugement de valeur et sans se croire supérieur. Si je devais me comporter comme nombre de ces "métropolitains expat", j'en serais à traiter tous les alsaciens, les auvergnats ou les autrichiens de raciste ! j'en serais à traiter les auvergnats de flegmard (je vous dis pas l'accueil dans certains magasins du centre ville et en plus ils ferment durant la pause méridienne). Et puis, combien de fois ai je entendu mes collègues en ile de France traiter les collègues de province de fainéant et de flegmard ??

Bon, ce n'est qu'un premier niveau d'analyse, j'ai volontairement exclus l'héritage du passé colonial et esclavagiste de mon opinion sur la perception parfois négative que certains antillais avaient  des "blancs".
J'ai aussi exclu le facteur complexe d'infériorité de certains guadeloupéens qui les empêche de partir à la conquête (je pèse mes mots) des meilleurs postes.
Enfin, je reconnais avoir fais l'impasse sur la contradiction qui existe dans le discours de nombre de compatriotes : comment voulez vous instaurer une préférence pour les guadeloupéens sur les postes en Guadeloupe dans la République ? quel serait ce nouveau régime ? une préférence pour chaque originaire de chaque département français pour qu'il puisse bosser dans son département de naissance ? mais comment feront les milliers d'antillais qui travaillent en Métropole puisqu'ils ne seront pas prioritaires pour les postes des départements métropolitains ? devront ils se contenter des postes dont n'auront pas voulus les originaires métropolitains ? TOUT ça pour dire qu'en s'engageant sur cette voie, on s'éloigne du droit et  du principe d'égalité au sein de la république
 et qu'à mon sens,  mettre en place une telle préférence reviendrait à monter une usine à gaz !

Prochain épisode : mon exégèse du slogan du LKP "la Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo".

Par miss Benett - Publié dans : En lien avec l'actualité qui me touche
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 22:22
Je suis originaire de la Guadeloupe et j'y ai grandi. Comment ne pourrais je pas comprendre les revendications actuelles ? comment ne pourais je pas soutenir la mobilisation et l'engagement des miens ?
Mon grand regret est de ne pas être sur place, de ne pouvoir aller aux manifs.
J'espère vraimment que ça servira à faire avancer les choses parce qu'il y a de graves abus qui durent depuis trop longtemps avec la complicité de nos hers élus locaux et de l'Etat français quelque soit le camp politique qui le gouvernait !

Je souffre d'entendre et de lire les conneries de certains métropolitains, ici en Métropole. Ils osent dénigrer mon peuple en les traitant de fainéant, en leur disant de ne pas se plaindre parce que la situation dans les autres états de la Caraïbe est pire (quand des prolétaires métropolitains manifestent, qui ose répondre à leur mobilisation en arguant de la situation économique et sociale en Europe de l'est, des pays du Magrehb ou de l' Inde ?) en réclamant l'indépendance pour la Guadeloupe en disant "bon débarras".

Personne n'a parlé d'indépendance parmis les manifestants, mais de justice sociale et économique. Il y a des abus de position dominante de la part de quelques opérateurs économiques, mais qui s'en émeut à la DGCCRF ?  n'y a t'il pas d'association de consommateur pour porter ces abus devant les juridictions (la justice n'est elle pas indépendante, elle au moins ?)

En lisant les commentaires imbéciles, je me suis sentie vraimment citoyenne de seconde zone. Les mêmes revendications et manifestations auraient eu lieu dans une région de métropole, aucun sot n'aurait osé parlé d'indépendance (imaginez..Donnons l'indépendance à l'Alsace...faites moi rire !!)
D'autant plus qu'après avoir exploité les Antilles pendant des siècles, il est malvenu de percevoir les DOM comme des parents pauvres auxquels on fait l'aumône ! Bien des fortunes métropolitaines n'existeraient pas sans les Antilles françaises et les autres anciennes colonies.
Comment peux t'on à ce point être ignorant et fat pour affirmer qu'en Guadeloupe "les gens boivent du rhum dès le matin, qu'ils déambulent toute la journée sans but et qu'ils ne savent pas ce que c'est que travailler" (ce sont des propos que j'ai lu dans des commentaires sur libé). Le pire, c'est que ce sont des gens qui disent être allés ou avoir vécus en Guadeloupe qui tiennent de tels propos. L'alcoolisme et le chomâge ne sont pas des spécialités antillaises, ce sont des fléaux qui touchent tous les pays y compris les plus développés (sauf peut être les républiques islamiques)

Je suis aussi consternée, car j'ai comme le sentiment d'une malédiction sur ma race. Pourquoi les élus locaux n'ont jamais dénoncé les injustices dont ils ne pouvaient pas ne pas avoir connaissance ?? comment peux on manquer à ce point de conscience politique, d'intégrité ? Comment avons nous toléré la domination économique des békés et autres blancs ayant un mépris profond pour les nègres ?
Dès petite, j'ai toujours vu les enfants des blancs (enfants de gendarmes et autres fonctionnaires  métropolitains) aller dans l'école catholique de Massabielle ou l'école des soeurs à Jarry ? J'ai vu les blancs vivrent entre eux, dans les mêmes quartiers, se fréquentant et ne se mélangeant surtout pas aux antillais, prennant les nègres avec hauteur et suffisance. Quand je retourne en vacances, je vois les blancs se comporter de la même manière.
Et j'entends des sots faire état d'un racisme anti-blanc ?? après ce que j'ai vu et vécu  en Guadeloupe ?

Par les temps qui courent, j'ai peine à croire en la fraternité de la République française à l'égard des Antilles, à l'égalité des chances économique entre citoyens noirs et citoyens blancs des antilles, entre citoyens noir des antilles et citoyens de la Métropole.
Comment ne pas se réfugier dans la croyance en un Dieu qui ne fait acception de personne, qui écoute mes prières aussi bien que celles des békés et autres exploiteurs du peuple antillais, un Dieu qui jugera les bons et les méchants et accordera à chacun sa récompense.
Par miss Benett - Publié dans : En lien avec l'actualité qui me touche
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